Pour toi...

Pour toi...
Elle est arrivée dans ma vie, un jour, comme un boulet de canon. Je n'avais rien demandée, je n'attendais rien...Comme quoi, c'est vrai, c'est quand on s'y attends le moins que les choses arrivent...Alors elle est arrivée. Et elle m'a chamboulée, elle m'a réveillée, elle m'a fait réver, pleurer, rire, écrire, chanter, elle m'a fait vivre. Je l'ai aimée, comme personne, je l'ai pleurée aussi, ce blog c'est avant tout pour elle. C'était il y'a 10 ans mais je n'ai rien oubliée. Manu, je ne t'ai pas oubliée.

# Online seit Freitag, 23. November, 2007 um 09:48

Geändert am Freitag, 23. November, 2007 um 10:24

Je n'aurais jamais du t'aimer

En fait, je ne t'aimais pas, au début. Manu, je l'ai connue au collège. Elle était tout ce que je n'étais pas. Populaire, bien habillée, sure d'elle, belle, hautaine, au-dessus des autres, c'est sur...Elle ne me regardait pas, et moi je ne l'aimais pas...J'avais 14 ans, je sortais avec des garçons. Rien ne pouvait donc m'attirer chez elle. Pourtant j'aurais donné cher pour qu'une fille comme elle me regarde, me parle. J'aurais eue l'impression d'exister, de ne pas être si nulle...Qu'est-ce qu'on peut être conne au collège.
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# Online seit Freitag, 23. November, 2007 um 09:49

Geändert am Sonntag, 25. November, 2007 um 17:44

Pas envie de te revoir

Des années plus tard, nos chemins se sont croisés. On avait 20 ans. On commencait un job saisonnier ensemble pour quelques semaines. Lorsque je l'ai vue, je me suis dit " oh non, pas elle, comment je vais faire pour la supporter, qu'est-ce qu'elle était conne !" Et puis, on s'est parlées, pas le choix. Elle était accompagnée de sa belle-soeur, qui n'était autre que ma meilleure copine d'enfance. Donc, aux pauses, on se retrouvait, et on se parlait...Finalement, je me disait que la jeune collégienne populaire et hautaine se retrouvait au même niveau que moi. Désormais, il n'yavait pas de différence, pas de garçons à impressionner, pas de fringues de marques pour nous démarquer...On était au même rang, même niveau, pareil...
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# Online seit Freitag, 23. November, 2007 um 09:50

Geändert am Sonntag, 25. November, 2007 um 17:45

Je n'ai pas compris

Je n'ai pas compris
Le 2ème de jour de boulot, on a du commencer à rire ensemble...On était une petite équipe et on s'entendait tous bienn mais toi et moi on se découvrait...Moi, je me disait que pour une fille aux allures prout-prout, tu étais finalement comme tout le monde, tu n'hésitais pas à te salir pour ce boulot à la chaîne, et toi, tu devais te dire que pour une fille comme moi, si banale au collège ( avec appareil dentaire et tout ce qui va avec...), je n'étais pas si bête que ça...Il y'avait une curiosité évidente des 2 côtés pour se connaitre. Malgré tout, ce jour-là, je n'ai pas compris pourquoi, en rentrant chez moi, le soir, je me suis sentie si bizzare, si bien aussi. J'étais contente de te connaitre vraiment, de te découvrir. Et puis en fin de compte, tu n'étais pas si mal que ça. A vrai dire, tu étais même plutôt belle. C'était le 24 septembre 1997. Et ce jour là, je suis tombée amoureuse de toi...

# Online seit Freitag, 23. November, 2007 um 09:50

Geändert am Freitag, 23. November, 2007 um 10:31

Manu...Manu...Manu...

Et pourtant, dans mon coeur, il y'avait déja quelqu'un...Mon coeur était pris mais toi, tu as pris ta place, tu t'es installée, qu'importe si il y'avait déja du monde, et désormais mon monde à moi c'était toi...Quel plaisir d'aller bosser en sachant que j'allais te retrouver, même l'embauche matinale à 6h ne me dérangeais pas. Avant de monter en voiture, je prenais 2 minutes pour regarder les étoiles, pour respirer l'air frais, pour sourir en pensant à la journée qui s'annoncait...Quel bonheur, Manu, que tu sois là dans ma vie...A ce moment-là, je ne m'assumais pas, je n'étais pas homo, pas moi, impossible...Je me refusais de mettre une défintition pour mes sentiments pour toi. J'avais déja aimer d'autres filles, mais toi c'était différent, c'était plus fort, c'était passionnel, c'était une question de vie ou de mort, mais pas question de te le dire, je t'aurais perdue, toi qui aimais les garçons. Pas question de me le dire, ça m'aurait perturbée et je n'avais pas le temps pour ça...Mon temps, je le passais à l'aimer, point.

# Online seit Freitag, 23. November, 2007 um 09:50

Geändert am Freitag, 23. November, 2007 um 10:43